Critique : Arbitrator – Indoctrination of Sacrilege (2015) ArbitratorIndoctrination of Sacrilege
Tracklist:
  1. They Will Worship This Fire of Agony
  2. Stillborn Bastard of the Nazarene
  3. For That Which May Appease Lions
  4. Serpent of the Styx
  5. Profaned and Perfected
  6. The Burning Sands of His Kingdom

Details


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Date : 2015/02/13

Indoctrination of Sacrilege est le premier long jeu d’Arbitrator et le premier disque à jeter les véritables bases du groupes. Après avoir sorti un maxi de deux pièces en 2011, Robert Kukla, le guitariste et compositeur principal, a remonté l’équipe de A à Z, recrutant (ou embauchant) de nouveaux musiciens dont Dirk Verbeuren, qui a prêté son nom à une centaine d’autres groupes dont Soilwork. Le moins qu’on puisse dire est que le résultat est hautement professionnel et qu’il vaut qu’on s’y penche.

La formation de Calgary est sans contredit death metal. Avec une superbe production de Sacha Laskow (Divinity) et un mastering signé par nul autre que Jens Bogren (Arch Enemy, Katatonia, Amon Amarth), Arbitrator joue dans la cour des grands. Il n’y a aucune ambiguïté sur cette galette de pur death metal aux accents de mélodies et de bons airs pour se brasser la tête. Pour vous donner une idée, la pièce “Stillborn Bastard of the Nazarene” sonne comme un mélange entre Devildriver, Mortör, et Bloodbath, tandis que certains airs de “Profaned and Perfected” me rappellent davantage les années death metal d’Opeth. À l’opposé, toutefois, le premier morceau “They Will Worship This Fire of Agony”, avec sa généreuse tartinade de claviers, me fait penser à Dagoba et à Dark Tranquillity.

Indoctrination of Sacrilege est rempli d’airs juteux qui étancheront facilement la soif de tout fan de death metal. C’est bien écrit, accrocheur, et on prend plaisir à le réécouter au fil du temps. Seul bémol, le plus j’écoute l’album et le plus je me questionne au sujet de l’apport de l’orchestration digitale à la fin de certaines pièces, par exemple sur “Serpent of the Styx” et “The Burning Sands of His Kingdom”, un peu comme si les arrangements n’avaient pas été fignolés ou s’ils étaient trop longs par rapport au reste. Le fait est qu’Indoctrination of Sacrilege ne dépasse pas la barre des 40 minutes, avec ses cinq chansons plus ce que je prends pour un outro à l’album.

Kukla et compagnie ont visiblement mis beaucoup de travail dans ce premier album et nous les en saluons. Il y a de réels avantages à faire appel à ce niveau de production et de talent–espérons maintenant qu’il attire l’attention de quelques maisons de disques à travers le monde et ouvre toutes grandes les portes pour Arbitrator. De plus, la pochette de l’album, signée par Colin Marks (Origin, Jeff Loomis, Scar Symmetry, Kataklysm) est des plus appropriées pour attaquer ce marché. Ajoutez des thèmes anti-chrétiens et vous avez là un excellent artiste de death metal accessible.

Ce message est également disponible en : Anglais



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