Des Nouvelles de Mutank En Direct de Wacken, Résumé Jours 1 et 2

Mutank Day1-2

Les gagnants du concours Wacken Metal Battle Canada de cette année, Mutank, vivent présentement le rêve de tous groupes metal à Wacken! Nous leur avons demandé de nous donner un compte rendu de leur expérience au Wacken et la bassiste/chanteur Stephen “Steve-out” Reynolds ainsi que le guitariste Lee Whiskey ont accepté le défi de décrocher quelques minutes de la vie de rock star pour nous faire un résumé de leurs deux premières journées, voici ce qu’ils ont à raconter.

Jour 1

Bienvenue les Metalheads!

Par Stephen “Steve-out” Reynolds, Bassiste/Chanteur

Nous sommes arrivés sur cette terre divine dans la soirée du 28 juillet 2014. Par “nous”, je veux évidemment dire mon guitariste/cochambreur Steven “Steve-in” Breen, ma responsable de la merch/copine Shannon Pomeroy et moi-même. Ce fut un assez long voyage à partir de Montréal en passant par Paris et Hamburg et se terminant par une randonnée d’autobus qui nous amena sur le site du festival. Pendant le trajet, nous avons fait la connaissance d’un habitué du festival qui s’est donné la peine de nous expliquer, à nous les recrues, à quoi on devait s’attendre ici. Parmi les histoires de débauche, de plaisir, les récits de guerre, la bonne bouffe, etc., une phrase est restée gravée dans mes pensées.

“Quelqu’un meurt à chaque année au Wacken.”

Pas que cette petite statistique m’a rendu nerveux ni fait craindre pour ma vie (pas plus que c’était déjà le cas) mais ça a donné le ton pour le festival: un putain de party gargantuesque fait par les amateurs de metal les plus dévoués de toute la planète se déroulant pendant 3 jours sans interruption, pas même pour les morts.

Après nous être enregistré et nous être fait expliquer le genre d’accès auquel nous avions droit (VIP à fond) et où nous pourrions camper (VIP à fond), nous avons trouvé un beau petit coin à l’ombre dans un champ où le maïs avait été coupé et avons monté notre campement. Les autres membres du groupe/équipe technique arrivant seulement plus tard en soirée, nous en avons profité pour aller voir ce méli-mélo de heavy metal complètement débile dont on a tant entendu parler.

Outre le campement élaboré et ces incroyables ivrognes, les champs de bataille étaient déserts. Il y avait quelque chose d’étrange dans l’air, intimement lié à toutes ces choses à venir. Parmi ces choses à venir, j’anticipais évidemment l’arrivée du reste de mon groupe, nous jouerions demain le concert le plus important de notre carrière jusqu’à maintenant.

Jour 2

Metal Battle

Par Lee Whiskey, Guitariste Soliste

Officiellement atterri à Wacken après tout un trajet, c’est Jon Asher, le gérant et représentant de Mutank, Capitaine Canada avec sa cape faite d’un drapeau canadien, qui nous a ouvert la voie à travers barrières, forêts et foules aux côtés de notre photographe Mihaela Petrescu, notre invitée Noémie Lalonde avec Ahmed, sa femme Zed et moi-même. La brigade de démolition que nous étions émergeait de la torpeur d’après-vol dans champ sombre allemand qui était maintenant notre chez-soi.

Aussitôt que nous avons déposé nos valises, nous sommes partis à la recherche de The Jens – notre sauveur allemand – celui qui nous prêtait les guitares Jackson dont nous avions besoin pour jouer lors du spectacle! N’ayant aucune idée d’où aller, sans téléphone portable, nous avancions à travers les points de contrôle du Wacken à la noirceur. Guidés sur un sentier battu par quelques chancelants fêtards metalleux, au-delà des mauvais tournants, des routes de terre et des rues traversant la ville de Wacken, nous étions plus prêts que jamais pour le déroulement de ce festival!

Les heures passèrent alors que nous cherchions The Jens, notre dévoué et très intoxiqué frère d’armes. C’est bien au-delà de notre lieu de rencontre désigné que nous avons aperçu The Jens émerger des ténèbres, portant les glorieuses Jackson qu’il nous accorda afin de conquérir la bataille et régner sur les hordes.

Les célébrations pouvaient maintenant commencer avec des grosses canettes de Becks à 2 euros et à la levée du soleil nous étions prêts à retourner à notre lieu de repos, ou plutôt à l’absence de celui-ci…

Une heure ou deux plus tard à l’intérieur, l’extérieur, par-dessus et en dessous de nos tentes avant un lever tôt pour ce concert qui allait – gagne ou perd – ouvrir les portes vers d’infinies possibilités pour cette formation déjantée qui débute tout juste dans le monde du metal.

8:00 RÉVEIL – BOTTES BIEN ATTACHÉES DE LA VEILLE – CIGARETTE – EN ATTENTE QUE LES AUTRES SE DOUCHENT – N’ARRIVE PAS À TROUVER DE L’EAU – MARCHE POUR TROUVER NOTRE REPRÉSENTANTE D’ARTISTES, L’INCROYABLE INGRID – REMPLISSAGE DU CAMION – C’EST PARTI!

Ingrid nous a fait faire le tour de l’arrière-scène et nous a conduit vers notre propre “MU-TENT”, remplie d’étranges bouteilles d’eau pétillante aux pommes, de Cola, encore plus de Becks et une montagne de bouffe très particulière et spécifique, je crois, aux régions appelées Ban-an-nes… aucune idée…

Notre préoccupation première était notre scène, nos instruments et notre équipe. C’était étourdissant, mais on était en feu, les mots ne peuvent décrire le sentiment ressenti alors que nous sommes entrés dans notre salle et avons une trentaine d’employés du Wacken s’affairant à démonter et remonter les kits, déplaçant des piles d’équipements, des boîtes de transport et des amplificateurs; tout ça à l’intérieur de cette énorme tente bloquée par plus de 3000 métalleux enragés prêts à se faire brasser à la sauce MUTANK. DUREMENT.

Ça ne prit que quelques minutes et nous avions une équipe s’occupant de la moindre demande que nous avions et de tous les détails techniques comme nul autre alors que nous regardions le tout en silence face au rideau noir qui n’attendait que de tomber pour déverser MUTANK sur les mondes…

Le sombre rideau fut tiré après 2 secondes des 4 prévues.

M.E.C.H. METAL!

Ils n’ont jamais su ce qui les avait frappés… jeté au tapis.

W.A.R.

Les corps défoncés, les crânes secoués et les cris de pure violence thrash émergeaient du pit.

MINIONS

S’ensuivirent des actes innommables de chaos métallique… c’était complètement dément. Nous avons pris le contrôle de la scène comme un pit-bull dominant une jeune mangouste. La foule affamée nous appartenait.

ABORTRON

Une vélocité à s’en défoncer la colonne vertébrale a déferlé sur la horde dans une envolée toxique. Nous avons joué plus durement, plus méchamment, furieusement et intelligemment que nous ne l’avions jamais fait.

RUNNING REDS

Les quelques bouts de chairs restants furent dévorés. Nous ne faisions que commencer, mais le moment était déjà venu pour le rideau de retomber. Nous ne voulions pas quitter cette scène, alors que nous réalisions qu’une salle de cette taille était maintenant notre nouvelle demeure, notre champ de bataille, ce Colisée de carnage purement metal. Mais il reste beaucoup à faire, beaucoup de choses à venir pour nous et nous avions remplis nos objectifs et faits ce pourquoi nous étions venus; jouer pour nos vies, ne faire aucun prisonnier et laisser la scène en ruine.

Le moment était venu d’aller à la chasse aux poids lourds du monde de la musique à l’aide de nos limiers, réseauter avec les gens du milieu et graver les lettres de MUTANK dans la pierre de l’histoire canadienne comme les autres groupes avant nous pour le reste de la journée, à travers la nuit et bien au-delà.

Restez à l’affût pour le résumé de la 3e journée!

Ce message est également disponible en : Anglais



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