Condensé musical : Pallor Mortis, Mutank, Rhino

Le metal coule du côté de Montréal cette semaine. Pallor Mortis, un groupe de death metal old school, circulait le vidéo avec paroles pour la pièce “Crimson Blade of Assyria”, un extrait de l’album The Art of Terror à venir. Le moins qu’on puisse dire est que ça bûche: la production n’est peut-être pas aussi viandeuse que les gros canons du genre, mais elle a tout les atouts pour laisser deviner le carnage. Les guitares et la batterie s’en donnent d’ailleurs à cœur joie, riff après riff après riff, se promenant de haut en bas lourdement. La batterie, dégraissée, se place au centre de la production, machinalement. Recouverte d’une voix très basse et inarticulée à la Suffocation, cette pièce de Pallor Mortis a tous les atouts pour provoquer des commotions dans la fosse le 21 avril prochain, alors que le groupe ouvrira pour nul autre que Nile dans la métropole.

Le groupe Mutank de Montréal nous présente “The Heavy Hand of the Doomsday Clock”, un vidéo tiré de leur récent album M.E.C.H. Metal (pour Middle East Coast Heavy Metal). Les gars, originaires tantôt de Terre-Neuve et tantôt du Moyen-Orient, nous démontrent une fois de plus que le métal n’a pas de frontières. On nage dans la plus pure tradition du thrash du tournant des années 1990, époque où le crossover de D.R.I. ou de Sacred Reich faisait rage.

Si vous aimez ce que vous entendez dans ce vidéo maison, vous devriez tout autant apprécier les sept autres courtes chansons qui figurent sur cet album : http://mutankthrash.bandcamp.com/

 

_News - Rhino

Parlant de découverte musicale en provenance de Montréal, le groupe post-hardcore Rhino dévoilait il y a quelques mois le simple “Sandy Millstone”, une pièce qui fait forte impression avec ses huit minutes. Le groupe ouvrait pour The Atlas Moth et le collectif The Ocean cette semaine à Montréal, un spectacle auquel j’ai eu le bonheur d’assister. Sans nul doute, Rhino ne se laisse pas intimider. À l’aide d’une guirlande de pédales d’effets, les guitaristes savent meubler l’atmosphère avec une sélection de textures et de couleurs aussi variées que Benjamin Moore. Le canevas minimaliste suit d’assez près le modèle de Cult of Luna, Mouth of the Architect et les centaines de clônes post-machin de ce monde. Toutefois, ce que Rhino fait, il sait le faire avec économie: les musiciens ne semblent mettre aucune partie inutile dans leurs chansons; que du solide et de l’efficace. La batterie est particulièrement molle et grave, offrant ainsi un creuset à la basse (une grosse Gibson au ton bien chaud, si j’ai bien vu) pour se déposer de manière complémentaire. En d’autres mots, le groupe semble avoir prit son temps pour trouver le bon son, évitant ainsi à chacun de jouer du coude pour prendre sa place dans le mur de son.

À découvrir: http://rhinoloud.bandcamp.com/track/sandy-millstone

 

Ce message est également disponible en : Anglais



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